Devant les changements de la globalisation, nombre de commentateurs ont voulu voir la fin du Japon, en crise, face à l'expansion de la Chine. C'est bien mal connaître cet archipel qui a toujours su relever les défis d'un monde ouvert, en s'appuyant sur les ressorts de sa culture. La Maison Japon s'est attelée à concevoir un modèle de gestion nouveau, qualifié de «communautés stratégiques de création collaborative». Ces expérimentations nippones reposent sur une culture stratégique particulière et représentent une source d'inspiration majeure pour un Occident que les méthodes américaines commencent à laisser dubitatif. Trois clés qui renvoient à trois idéogrammes introduisent à la voie japonaise de la création du savoir : le Budo de la connaissance intuitive, le Ba de la connaissance collaborative, le Kata de la création de connaissances. L'ouvrage analyse la culture stratégique japonaise à partir de deux ouvrages de référence : le Gorin-no-sho (ou Traité des cinq roues) et le Hagakuré.
Pierre Fayard, aïkidoka et professeur à l'Université de Poitiers, est à l'origine du pôle intelligence économique de l'Institut de la communication et des nouvelles technologies. Ses recherches portent sur l'approche comparée des cultures de la stratégie. Actuellement directeur du Centre franco-brésilien de documentation scientifique et technique à Sao Paulo.